Ce que le respect coûte, et donc ce qu'il vaut
Tous les réseaux disent respecter leur personnel. C'est gratuit à dire. Voici huit engagements qui ne le sont pas : trois d'entre eux sortent de la poche du franchisé chaque mois, et c'est précisément ce qui les rend crédibles.
Ils s'appliquent en mode prestataire, celui où l'agence est l'employeur. C'est là que la convention collective s'applique, et c'est là qu'on peut faire mieux qu'elle.
Les huit, en clair
0,38 €
Le kilomètre payé 0,38 €
C'est le tarif de la convention collective, et il est versé au kilomètre réellement parcouru. Le forfait kilométrique est interdit dans le réseau : un forfait arrange toujours celui qui le fixe, jamais celle qui roule.
100 %
Le temps de trajet payé comme du temps de travail
Le trajet d'un client à l'autre est du travail. Il n'est compté comme tel qu'en deçà d'un quart d'heure : au-delà, l'intervenante roule sans être payée. C'est la sectorisation qui fait tenir ce seuil.
0
Aucune annualisation
Le réseau la refuse et la qualifie d'exploitation déguisée. Chaque heure travaillée est payée le mois où elle est faite, majorations comprises.
au contrat
Les indisponibilités sont opposables
Elles sont fixées à l'embauche, inscrites au contrat et saisies dans le logiciel. Elles tiennent même en remplacement.
jamais
Un jour de repos ne se négocie pas
Un dimanche qui n'était pas au planning ne s'impose pas. Quand un imprévu tombe, on cherche quelqu'un qui veut bien, et cette personne est payée pour ça : la prime figure sur sa fiche de paie. On ne fait pas le tour du répertoire jusqu'à ce que quelqu'un cède.
1 sur 2
Un jour férié sur deux
Et un week-end sur deux, puis sur trois dès que l'effectif le permet. La convention autoriserait bien davantage.
obligatoire
Le tutorat, et il est rémunéré
Une tutrice accompagne chaque nouvelle recrue, pour ne pas l'abandonner sur le terrain.
1 secteur
Un secteur fixe, défini depuis son domicile
Moins de route, moins de fatigue, de la ponctualité — et le même visage chez le même bénéficiaire.
Les trois qui coûtent
Un engagement qui ne coûte rien ne prouve rien. Trois de ces huit se lisent sur le compte d'exploitation, tous les mois, et ce sont ceux-là qu'un candidat regarde en premier.
Le kilomètre à 0,38 €. C'est le tarif de la convention, et nous nous y tenons — ce qui, dans ce métier, n'a rien d'évident à dire. Ce qui se joue n'est pas le montant : c'est qu'il soit versé au kilomètre réellement parcouru. Le forfait kilométrique est interdit dans le réseau. Un forfait arrange toujours celui qui le fixe, jamais celle qui roule, et en rural on roule.
Le temps de trajet payé comme du temps de travail. Entre deux clients, une intervenante travaille. Ce n'est pas une pause, elle n'est pas chez elle, elle ne fait pas ses courses : elle conduit pour nous.
Mais cet engagement-là ne se prend pas, il se construit. Un trajet d'un quart d'heure ou moins compte comme du temps de travail ; au-delà, il ne compte plus, et l'intervenante roule pour rien. C'est la sectorisation qui décide dans quel cas on se trouve : un secteur défini depuis le domicile de l'intervenante, ce sont des trajets de quelques minutes, donc des trajets payés. Une agence qui envoie ses intervenantes à vingt minutes de leur dernière visite ne peut pas tenir cette promesse, même en le voulant très fort.
Le tutorat rémunéré. Une tutrice qui accompagne une nouvelle recrue ne fait pas ses heures habituelles. Le réseau paie ce temps plutôt que de demander à quelqu'un de former en plus de son planning, ce qui revient à ne pas former du tout.
Les cinq autres ne coûtent pas d'argent. Ils coûtent quelque chose de plus difficile : ils empêchent de boucher un trou de planning avec la première personne disponible. Un samedi non prévu ne se rattrape pas en appelant quelqu'un en repos.
Ce que nous mesurons
Notre premier indicateur de performance n'est pas le chiffre d'affaires. C'est l'absence de turn over, suivie de la fidélisation du personnel. Un réseau qui se juge là-dessus ne peut pas se permettre de boucher les trous de planning avec la première personne disponible.
Ça paraît anodin écrit comme ça. Sur le terrain, ça veut dire refuser une heure qu'on ne peut pas honorer correctement — et refuser une heure, quand on démarre, ça se sent.
Une réserve, parce qu'elle compte
L'argumentaire que nous remettons à nos franchisés promet un week-end travaillé sur trois. La règle réelle est d'un sur deux au démarrage, puis d'un sur trois quand l'effectif le permet.
Nous préférons vous le dire ici plutôt que de vous laisser le découvrir en montant votre premier planning.
C'est aussi une question d'arithmétique. Au démarrage, une agence a peu d'intervenantes ; les week-ends se répartissent entre elles, et il n'y a pas trente-six façons de compter. Le sur-trois arrive avec l'effectif, et il arrive vraiment — mais promettre le résultat avant les moyens serait vous vendre un planning qui n'existe pas encore.
Venez vérifier sur place
Une journée en agence, avec notre fondateur en personne. Vous voyez le métier de l'intérieur, vous posez toutes vos questions, et vous repartez libre. C'est la troisième étape de notre parcours, et elle n'engage à rien.